
MARCHES
S
E
D ou « Gymnopédies »
Je bâtis au fil de l'eau des « entrevues »
imprimées dans les recoins de mon esprit .
Je ne prémédite que peu de chose avant tout
départ de la toile , un geste , une couleur , une matière …
et le corps s'anime , gestes et regards se combinent ,
s'entrecroisent , se heurtent au temps .
Et l'œil s'attarde au plaisir
…. sans chercher de sens .
Peindre …. vivre , respirer l'instant … Pas à pas ;
tâches – en - chemin , rêve d'un conscient ;
interprétation libre et gestuelle en dehors de toutes étiquettes ,
en coulures et glacis ,
dépôts du temps , de sédiments d'émois ,
d' échos d'âmes …
en attente de votre rencontre
… An ...tre Nature & Nœuds-rones
… aNgles & ronDeurs
T.. âches & psy ..
Vies & uto – rêves
1 M - parfait Humain !
AL … Auto dit d’actes .
merci à Nathalie MAREST, documentaliste du Lycée Mona Ozouf de Ploërmel, Morbihan
Alain Péan, né à Tours en 1956, est d’abord titulaire d’un CAP de dessinateur industriel avant de poursuivre des études de maquettiste publicitaire dans les années 1970;il participe ensuite à des ateliers d’artistes en Indre et Loire:
atelier Yohan Zec espace Gentiana à Tours-Nord, au sein duquel il fait l’apprentissage du dessin (1990-91 );
atelier Juliette Gassiès Diagonale à St Pierre dès Corps, où il s’essaie à des techniques diverses (1995-96 );
atelier Kolodeiev à Ballan Miré, peintre russe, dans lequel il pratique la peinture à l’huile (2005 );
atelier Michel Davo de l’association ARAC à St Cyr Sur Loire, où il s’exerce à diverses techniques et surtout se libère dans l’expression (2005-2009).
Tous ces apprentissages et conseils de maîtres éclairés l’ont conduit en 2006 à exposer
des toiles empreintes de spontanéité gestuelle sur divers salons d’Indre et Loire, du Loir et Cher, puis du Maine et Loire lorsqu’il a entrepris des «performances» sur de grands formats de toiles de 2 m x 4 m ou 2 m x 3 m exécutées en public en une seule journée, se référant au happening.
Une BD sans bulles, publiée dans un fanzine local de Tours «Adieu goulag» est signée de son nom sous le titre «Voyage»,inspiré du texte de philippe Pascal (chanteur du groupe Marquis de Sade).
Ses peintures sont principalement des acryliques sur toile.
L’artiste les crée sur une durée de plusieurs heures à plusieurs jours à l’aide de pinceaux, truelles de maçon, peignes,brosses à dents, pulvérisateur, sèche-cheveux, etc. en se référant à Olivier Debré, Zao Wou Ki ou Jackson Pollock.
Ses œuvres ont été récompensées à plusieurs reprises en Indre et Loire:
Prix du Salon «Une œuvre, un regard» à Vernou en 2009,
Prix du Salon «La ronde des arts» à Vouvray en 2011,
Médaille d’argent en 2012 puis Médaille d’or en 2018 au Salon «Cercle de peinture» à Château la Vallière.
Depuis 2019, Alain Péan s’est installé en Bretagne à Bubry avant d’emménager à Guilliers dans le Morbihan.
Il a enchaîné plusieurs expositions dans le département lors de «La Fête de l’Humanité Bretagne» à Lanester, au sein d’une exposition collective «Aventures végétales» à la Chapelle St Cornély à Plouhinec, puis en 2021 à la Chapelle de la Congrégation à Josselin a présenté une exposition personnelle avant de participer au Salon des Arts de Guilliers en 2022, au Salon artistique de Port-Louis en 2023, à la manifestation « Lizio des peintres » de Lizio et au « Salon Art et Collections » dans la Cathédrale St Joseph à Pontivy en 2024 …
Alain Péan ne part pas du réel ou d’une idée pour créer mais des moyens plastiques que sont les couleurs. « Je ne prémédite qu’une palette de couleurs et une toute petite idée avant toute toile, la conversation entre mon esprit, mon corps et celle-ci me conduit à sa création, guidé depuis dix-huit ans par la nature et tous mes sens en éveil », précise-t-il. « Je travaille sur la couleur, les tâches, les coulures, les empreintes. » Les couleurs vives dominent dans ses tableaux, comme des rayons de soleil.
« J’ai besoin de cet optimisme. La peinture est ma nourriture. Quand je rentre dans mon atelier, j’ai faim, j’ai envie de peindre », révèle l’artiste encouragé dans cette voie par Michel Davo.
Ses peintures portent des titres évocateurs : Implosions (série de toiles réalisées lors de la période de confinement du Covid), Eclosions, Marais, Brocéliande en feu, Printemps, Ténéré… mais pourraient fort bien s’en passer. « La plupart du temps, je laisse mes tableaux accrochés sans cartel. Les regardants ne s’arrêtent pas déjà sur le titre en cherchant ce qu’il veut dire et sont plus libres de se représenter leurs histoires sur les tableaux qu’ils observent alors en premier. »
Alain Péan aime raconter des histoires sur ses tableaux, que les gens s’en inventent aussi et en parlent avec lui pour en créer une nouvelle. « Parfois seulement je reste sur la même histoire car elle est ancrée au tableau » concède-t-il. Une série de petites toiles porte ainsi le titre de « Recyclage » car l’artiste a réutilisé le support d’anciennes productions qu’il jugeait ratées pour y réaliser de nouvelles créations, laissant apparaître parfois d’anciennes empreintes d’autres techniques en filigrane comme le papier journal collé.
Son atelier à Guilliers est ouvert au public sur rendez-vous. Ses peintures sont présentées au CDI du lycée Mona Ozouf jusqu’au 28 février 2025 et visibles de tous le soir des premières Portes ouvertes du lycée le vendredi 31 janvier.
Nathalie MAREST
Responsable CDI Lycée Mona Ozouf PLOËRMEL